samedi 8 décembre 2007

Sur le fil d'une musique...














« Melodrama in Helsinki »

Melodrama on my ordi, des paroles dont, je n’en perçois pas l’essence, alors je me surprends à me laisser guider par le son, par la mélodie.

Melodrama en son début, comme si le père Noël venait nous visiter avant l’heure, à bord de son traîneau, tiré par de magnifiques rennes, hotte et paniers plein de cadeaux, mélancolie.

Melodrama précédé par tes clochettes, prometteuses de douceur, foulant les chemins d’antan, l’enfance, vers mes chers disparus, un élan et sous l’arbre, plein de souvenirs, douce folie.

Melodrama songe d’une nuit passée entre neige et feu de cheminée, comme un doux baiser chaud après une journée sombre, comme une étoile dans le ciel noir, voyage en « absurdie ».

Melodrama dont la mélopée va imperceptiblement glisser d’un doux tintement vers un calvaire plus complexe, celui des incantations païennes, des fabulations expiatoires, comme des appels sauvages, sortis tout droit d’un autre âge, au détour de calomnies.

Melodrama dont le souffle doux s’accoutume maintenant à des méandres nébuleux et sulfureux, comme larmes coulant le long des joues, cendre d’un feu à peine éteint, pour dériver plus avant vers une transe violente, étouffante comme vieille nostalgie.

Melodrama qui quitte l’innocence de l’enfance pour oser ses pas vers une quête plus adulte, ivre de douleur et d’orages, gorgée de matins de pluies, salie de mauvaises pensées dont les ondes impures s’insinuent dans notre moi le plus intime, abasourdie.

Melodrama, dont les longueurs sont des langueurs presque monocordes, parfois même monotones, mais dont le chant affole comme sirène appelle marin, et nous abandonne après un long parcours, aux portes d’une vie interdite, et nous laisse là, en pleine tragédie !

Après toi, Melodrama, nous restons blêmies et à peine en survie !

Caliente
Illuna

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