« Ailes de papillon »
Du moment rêvé si souvent, comme un enfant devant le ciel tendu
Du bonheur escompté comme un espoir si cher, et pourtant si ténu
Du partage espéré, des cadeaux non perçus, mon cœur resté pourfendu
Du ciel émotionnel jamais entrevu, de toi à moi, un chemin perdu
Du voile de mes illusions brisées, de mes nouvelles attentes, l’incongru
Du jour tant attendu, je n’ai pour ainsi dire rien retenu, rien perçu, ni voulu
Du soir où de toi l’artiste, je n’ai emporté qu’ailes de papillon, chagrin fourbu
Souvenir confus, essai ému, rappel déçu, poème impromptu…
Peau diaphane aux veines marbrées, complices surannées de ta source de vie
Avant-bras d’une délicatesse emprunte des secrets de l’âme féminine, paradis
Poignets fins qui retiennent toutes les attentions, attirent les œillades, les envies
Mains petites et menues, à peines charnues, laiteuses et rosies, la vie en leur lit
Doigts bouffés, rongés, picturales de tes angoisses, de tes doutes, oh, folie
Bras où chacune rêve de se nicher, connaître les recoins de sa douce chaleur
Dédicaces bleutées, messages fanés, alanguis au fil de tes invites en fleur
Pilosité d’un blondeur émouvante, clairsemée au seuil de tes ardeurs, ayez pitié, pauvre pêcheur
Charme masculin si gonflé de désarmante tendresse et de troublantes douceurs
Odeur rêvée, caresses impossibles, sous peine d’enlever aux ailes du papillons, ses couleurs.
Paradis perdus, sourires convenus, de l’étrange mal venu, désirs absolus…
Coudes fragiles à l’impulsion électrique, angles absorbants de tes psychédéliques
A notre prochain apprivoisement, sache me rendre moins colérique, moins sulfurique
A mes attentes, sache redonner des ardeurs, viole-moi l’âme au besoin, d’un regard angélique
A mes angoisses artistiques, redore leur blason, honore et déflore, tel dans les prés, colchique
A mes doutes, soit doux zéphyr, soit délicat parfum, soit ailes de papillon, magnifique !
Caliente
Illuna

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