
« Messe Noire »
Au pied de l’autel tes fidèles servantes
A ton dieu, l’une d’entre elles, tu vas sacrifier
A ce ciel sans lune, ton office des ténèbres
A ces instants d’une pâleur de vitraux
A la vierge, qui tient le calice des attentes
A ton insolente passion, tu vas la mortifier
A ces prêtresses offrir tes yeux funèbres
A ces moments, un silence religieux sur les eaux
Au chant d’un ordre nouveau, des fièvres troublantes
A la folie, un cœur pur, te servira à te justifier
A ces prophétesses ouvrir tes voûtes célèbres
A ces périodes divines, les ardeurs du tout beau
Au pied de l’édifice, toutes tes suivantes
A la délivrance de ton art, prêtes à balbutier
A ces diablesses donner des émois pubères
A ces temps fugaces, l’horreur d’un couteau
A la clarté d’une étoile, toutes tes infantes
A la pâle évidence de leur transe, les momifier
A ces ogresses, les offenser de tes lèvres altières
A ces temps perdus, des soirs chauds et orientaux
Caliente
Illuna

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