
« Les moissons dorées »
A la lisière de bois mordorés
Des grains de blés éclatent leur or
A l’orée de près inondés de soleil
Des coquelicots se gorgent de merveilles
A la beauté de l’astre du jour
Mon tout beau dore sa peau de velours
Par la grâce de ses longs cils en forme d’épis
Il ramasse les gerbes bleues du ciel, d’un regard de dépit
Par l’amour qui inonde ses blondeurs
Il se rit du monde d’un grand rire moqueur
Par ses lèvres entrouvertes naît de mon âme, un reflet pâle
Il sait que je me consume de désir, que je me languis dans un râle
Emue par tant de beauté, j’en reste bouche bée
De ma main venir effleurer et combler l’étendue dorée
Nouée d’émotion, redouter le moindre frisson
De mes yeux dévorer cette plénitude d’été, beau compagnon
Lovée en une douce éternité, nichée au coin de tes saveurs
De ma bouche cueillir la sève qui abonde et inonde avec ferveur
Me laisser submerger par des vagues d’or
Accepter l’offrande de tes intimes « blondors »
Donner et recevoir toute cette liberté, éclore
Mélanger nos semences au milieu de toute cette flore
Etre rongée par les entrailles de tes bleus indigo
Et à ton cri éclatant de vie, répondre en écho !
Caliente
Illuna

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