vendredi 21 décembre 2007

La chute d'un ange...

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« 2e rencontre avec un Ange »

Quand le miel et la vanille s’octroient le droit et le temps de la découverte, ils leur arrivent de papillonner avec le fiel et la brindille

Dès le premier regard, je te sens dans un désir sombre presque à la limite de la violence, ta journée n’a pas dû répondre à tes attentes
Dès cette ébauche de notre deuxième rencontre, je me sens plus que jamais vulnérable, prête à tout accepter de toi, même une fièvre ardente
Dès que tu as senti mes doutes, tu t’es adouci, attendri, craignant de me blesser, tu as amorcé un tendre baiser au creux de ma nuque, latente
Dès que tu as perçu les émois de ce contact, tu t’es enhardi, ce sont tes mains que je sens à présent sous mon chemisier, je les voudrais plus clémentes
Dès mon refus de me donner plus entière à tes ardeurs, tu m’as livré un regard confus, perdu, tu m’as alors invitée à te faire goûter à mes tourmentes

De cette invite que j’ai captée comme un cadeau, j’ai alors pris le temps d’entrouvrir ta chemise, pour la première fois, j’entrevois de ta peau le doux pigment
De cet instant qui capture toute mon attention, je ne suis de la tête au pied qu’un seul et énorme frisson, je penche mes lèvres qui divaguent sur ta poitrine, intensément
De mon excitation va naître ta passion, comme un incendie que je ne pourrai éteindre de mes seules mains, de mes seules lèvres, pas même de ma langue, tu me veux férocement
De ce message pleinement reçu, je ne peux me dérober encore sous peine de cruauté, mais je peux cependant te faire patienter, le prix de ta mauvaise humeur, finalement
De ces derniers instants où je semble maîtriser la bête qui vit en toi ce soir, j’aime alors à regarder les bleus intenses de tes yeux qui sont une invite à l’amour, passionnément

Comment te faire comprendre que pour cette première fois, je la veux chaude, intense, démente mais aussi douce, presque innocence, des vagues intenses mais sans virulences
Comment expliquer à un homme aux portes de l’abandon, en une fraction de secondes, ce que l’on désire de lui, ce que l’on attend, et dans un tel moment sans offense
Comment, et soudain, je sens ta bouche qui part à la découverte de mon corps, et à laquelle répond le plus naturellement la mienne, tu as deviné mon cœur, et mon corps te répond en transe
Comment à tes lèvres douces et patientes enchaîner le moindre refus, tes mains sont moites et ton corps aussi, chaque découverte est plus émouvante, chaque geste apporte plus de liberté et d’insouciance
Comment t’avouer que de tous tes trésors, c’est ton odeur simple et ambrée qui a mes faveurs, suivie de près par tes perlées de sueurs que j’aime récolter de ma langue en toute impertinence
Comment avant de te céder, te confesser que ta crinière mordorée qui se décline parsemée tout le long de ton corps m’émeut plus que de raison, jusqu’à en perdre le moindre de mes sens

Mais comme certaine journée qui ont mal commencé et qui ne peuvent donc bien se terminer, le téléphone retentit, ce bruit ramène ta colère et ses fruits
Mais je me veux confiante pour nous, il y aura de meilleures nuits, je me rhabille mais à chaque vêtement qui alourdit mon corps, je lis dans tes yeux une profonde détresse, tu te maudis
Mais nulle raison à ce mauvais regard, je prends alors tes lèvres, le téléphone attendra bien deux minutes, je sens ta langue confuse, hésitante redevenir plus gourmande et heureuse, à nouveau tu t’enhardis
Mais ce ne fût pas la deuxième fois de mes rêves, tu as été colère mais je te pardonne, tu as été fièvre mais j’en redemande, tu as été sincère et c’est pas si mal, flirt avec les interdits
Mais je préfère te laisser à tes problèmes, je ne te connais pas encore assez pour m’y plonger tout entière, et toi de te dire : elle s’enfuit….

Pour qu’une autre nuit vous soit douce… jusqu’à une prochaine rencontre… si vous le désirez….

Caliente
Illuna

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