Photo issue du forum "crazy-julien" dont l'artiste de cette photo m'est hélas inconnue - mil pardons« Ma nuit avec un ange »
Le volcan qui peu à peu nous consume ne doit rien au feu proche de nous, nous avons ri, plaisanté, mangé, bu et rien n’est venu perturber notre bonne humeur
Pas même un certain téléphone comme aime à le rappeler Julien qui prend alors sur lui de m’assurer qu’il n’a pas pris son gsm, qu’il s’est bien gardé d’en commettre à nouveau l’erreur
Je ris à gorge déployée devant sa mine quelque peu gênée, il me dit alors qu’il aime mon rire, sincère et sans détour, tout comme moi, là cela reste à voir, la-haut, nous attend toujours la chambre du « bonheur »
Doucement si c’était encore possible, il se rapproche de moi, me demande si je me sens bien, pour toute réponse je me permets de poser mes lèvres sur sa peau dorée et de goûter à sa saveur
J’aime à parcourir ainsi doucement tout son être presque sans défense et si harmonieux, je réveille un à un tous les désirs qu’il refoule depuis tout à l’heure
Je sais qu’il va me dire des mots délicieux, des mots savoureux tandis que je m’aventure afin de le faire taire vers sa bouche assoiffée, plus besoins de fleurs
Je veux te faire éclater en mille frissons mystérieux qui lécheront autant le bas de ton dos que ton moi intime, je veux que tu perdes le contrôle, mon cœur
Je veux te sentir tout à moi, je veux que tu perdes la notion de tout ce qui n’est pas nous, je te veux fou, prêt à toutes les indélicatesses, prêt à me faire les honneurs
Soudain, tu veux redevenir maître de toi, tu me forces à te regarder, tu me demandes où je veux en venir, tu es prêt à me maudire, tant ton désir te fait souffrir
Je te prends alors la main et me dirige vers les escaliers en colimaçons qui se haussent avec cachotterie vers le niveau des chambres, tu sembles presque interdit, tu as perdu ton beau sourire
Si nous passons le cap de la tempête de cette nuit qui brûle en nos entrailles depuis notre première rencontre, je t’en apprendrais bien sur les femmes, prête à tout pour oui comme pour un non, les femmes sont votre avenir
Tu enserres ma taille, fait peser ton poids sur moi, je sens tes attributs, jeune taureau, ton regard une dernière fois, m’interroge mais oui, je sais ce que je veux et aussi ce que tu veux et je vais enfin te l’offrir
J’ai peur de franchir l’espace de cette porte, que la chambre soit froide, soit impersonnelle mais il n’en est rien, elle irradie du rougeoyant de la cheminée comme nos langues passionnées, portes, elles aussi de bien des plaisirs
Dire que nous ayons pris le temps d’ôter nos vêtements est un doux euphémisme, je t’ai torturé bien trop pour que tu sois prévenant, tu me veux et même assez furieusement, tu n’as plus le choix de ta démence, et sans coup férir
Tu me prends d’une magnifique cambrure dont les toréadors doivent avoir le secret, jeune nîmois, ta lame est affûtée autant que mon fourreau prêt à t’accueillir
Je sens ta force et ta détresse, tu as perdu tout contrôle, tu aurais voulu être plus doux, plus tendre mais mon cadeau était d’être à toi, quel qu’en fût l’élan, furieux, voluptueux, fougueux, tu t’es embrasé et je me suis offerte sans plus réfléchir
Ton parfum salé-sucré m’enivre et me berce, je désire te faire don de ma vision de notre nuit, je veux jouir de notre union plus longuement que furieusement, je t’oblige à te mettre sur le ventre, je t’enlève tes derniers vêtements, j’aime tes fesses menues mais si « honteusement » masculines
Tu hésites, tu as horreur de perdre ta magnificence, n’aie crainte, je vais juste te masser le dos, la cambrure des reins, te faire renaître au plaisir de mes douces mains avant que de m’offrir encore à toi, tu ne seras pas rassasié de moi avant le petit matin, foi de coquine
Le grain de ta peau est d’une « émouvance » sans pareille, je laisse mes seins te frôler, j’aime sentir ta flamme se ranimer, les soubresauts de ton plaisir sont palpables comme de la soie qui file entre les doigts, je me sens délicieusement entreprenante et mutine
Tu te retournes, tu veux me déguster et je veux te combler, ton souffle s’accélère, tu me veux encore mais je décide de me mettre sur ton ventre, c’est toi qui va entrer dans ma sarabande, je te sens bien, je me sens reine, je me sens intensément féminine
Caliente
Illuna

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