mercredi 19 décembre 2007

Acte de foi, mais la quelle ?





Photo de Julien Doré issue de l'émission "La Nouvelle Star 2007 - M6
















« La génuflexion »

Comme une sensation de soumission, un aveu, une adoration sans compromission
Comme un geste mystique qui m’a souvent interpellée tel le cavalier entrant dans une église, privilège réservé à la caste des nobles
Comme si s’agenouiller était une offrande de sa force face à plus démuni, comme un acte dépouillé de toute source ignoble
Comme un don ultime, un cadeau infime, offrir aux autres les gestes de son imploration

Alors, Julien soudain à genoux, après avoir bravement toréé, multiplié les circonvolutions
C’est aussi s’interroger sur les sens de cette donation, plus subtile dans son apparence que dans son évidente élégance
C’est encore oser interpréter l’intimité de cette libation, plus sublime dans son engeance que dans son impérative évidence
Alors, Julien, demi-dieu dédiant ses fièvres à son public ou poète maudit certifiant du bout des lèvres mais à vos pieds, sa confiance

Mais un Nîmois, qui joue sa vie dans une arène, doit-on croire à ses ultimes palpitations ?
Doit-on adhérer à la vénération du diable lorsqu’il vous tient en ses filets, lorsqu’il vous a imprégné de sa griffe
Doit-on désarmer sa circonspection devant Méphisto lorsqu’il vous enserre le cou encore un peu plus fort, craintif
Mais un Nîmois, bel hidalgo de surcroît, piétine les fleurs qui le comblent de bonheur, damnation !

Alors l’être Doré, qui ne peut exprimer ni soumission, ni supplication atteint là, divination
C’est essayer de comprendre s’il y a vénération d’un art ou bien davantage abstraction plus conforme au mouvement Dada, si cher à son cœur
C’est enfreindre les codes de ce que l’on nomme le bon goût, que d’implorer le pardon de ce que l’on vénère, ce sont les balbutiements d’un homme sans peur
Alors l’être Doré, de sourire à l’expression de sa passion, de se griser de son inclination !


Caliente
Illuna

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