jeudi 8 novembre 2007

Mon beau "toi"

Photo issue de l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde"
« Encore toi, toujours toi ! »

Toi, le Julien, dont les coups de rein
Sont des fièvres pleines d’entrain
Sont des lèvres, frontière de nos baises-mains
Sont des sèves, limons acides emplis de dédain

Toi, le Julien, dont les mots d’un rien
Vont nos sentiments rendent plus aérien
Vont nos folies semer plus que chants grégoriens
Vont nos envies troubler plus que luciférien

Toi, le Julien, dont les regards de sulfure
Ont nos âmes réduites comme poudre de sciure
Ont nos cœurs poussés au bord de la fêlure
Ont nos esprits marbrés plus que dorure

Toi, le Julien, dont l’odeur, de nous inconnue
Rend nos imaginations plus fertiles que convenues
Rend nos besoins pointus et nos attentes plus charnues
Rend nos manques chevelus et nos violences plus aiguës

Toi, le Julien, dont les mains, sur nous désirées
Font de nous des femmes de plus en plus osées, insensées
Font de nous des amantes moins comblées, moins posées
Font de nous des maîtresses, plus sophistiquées, plus endiablées

Toi, le Julien, dont la langue, nous fait douce poésie chantante
Donne-nous encore de ses mélancolies, de ses mélopées enivrantes
Donne-nous toujours plus de mélodies, de musiques affolantes
Donne-nous un air de ukulélé, des notes de guitare, graves-les obsédantes

Toi, le Julien, dont les lèvres, chantent la fièvre
Prend tout de nos attentes, tout sauf le mièvre
Prend tout de nos existences et mélange tel orfèvre
Prend tout de nos engeances, et brode tel chef d’œuvre

Toi, le Julien, qui nous fait si bien et si mal
Invite-nous à tes libations, à tes bacchanales
Invite-nous pour qu’à tes pieds nous nous jetions immorales
Invite-nous pour qu’à ton corps défendant, nous soyons idéales !

Caliente
Illuna

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