« Tout pour toi, et si peu pour eux !»
Alors que les autres se cherchent vainement un style, à défaut d’avoir leur style, toi tu en as trente six mille.
Alors que les autres cherchent encore leur voix, toi, tu n’as que l’embarras du choix, et quel choix, voix crooneuse, voix caverneuse, voix chaude, voix douce, vois feulée, voix criée, toutes plus belles les unes que les autres.
Alors que les autres sont tétanisés par l’enjeu, toi tu virevoltes à qui mieux-mieux, épatant la galerie en folie devant tous tes jeux de scène, tu es le master of the game, ta mise est différente à chaque fois, ton pari plus fou mais à ce jeu-là, tu gagnes haut la main !
Alors, que d’autres ne savent que faire, que dire, à contrecourant, de toi, tu oses aller jusqu’à médire, jusqu’à te complaire dans l’échec, jusqu’à frôler l’inabordable, toujours sans peur mais pas sans reproche, et ce goût si délicieux de l’incorrect !
Alors, que les autres sont encore sur les bancs de la classe, toi de loin, tu les surclasses, de ton insolente et insouciante classe !
Alors, que les autres, n’ont parfois qu’un seul talent, tu en déclines plus d’un et ce à tous les temps, tu multiplies et combines à loisir toutes sortes de disciplines, tu es époustouflant, ébouriffant, insolent, mais plus encore si charmant !
Même, les autres finissent par le reconnaître, tu es simplement bien au-dessus du lot, de la mêlée, tu es peut-être d’une autre planète, mais sur la nôtre, tu fais merveille !
Caliente
Illuna
P.S. J'ai choisi de privilégier le fond et non la forme, mon texte-poème n'affiche donc aucune rime.

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